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Parmi les cinq logiciels testés aucun ne restitue à l'identique toutes les données.
Le protocole gedcom n'est pas en cause. La responsabilité des défaillances est à rechercher dans l'implémentation approximative de la fonction transfert dans les logiciels. Malheureusement la part de données reconnues par tous est faible. Seule la filiation est transmissible convenablement. Elle comporte le nom des personnes, la composition des familles, les événements naissance, mariage et décès.
Ces liens vont conduiront au commentaire détaillé pour:
enregistrements familles personnes événements relations sources notes médias
Ceux qui ont déjà tenté des transferts par cette méthode le savent. Alors point n'est besoin de tous ces tests. Si si, ces tests permettent d'analyser les erreurs et au cas par cas d'améliorer les résultats par des retouches spécifiques quand il faut 'sauver' des informations.
Le tableau synotique est complet mais son interprétation est délicate. Je crois utile d'ajouter un texte organisé selon les structures pour mettre en valeur les mérites des logiciels. Ce devrait être une aide pour que chacun mesure l'adaptation de son logiciel à ses besoins ou sélectionne un nouveau logiciel pour la première acquisition ou un produit complémentaire.
Enregistrements de base
Pour un bon traitement du fichier gedcom chaque enregistrement est repéré par un identificateur ' référence ' qui doit être unique au sein de ce fichier. Sa valeur n'est pas porteuse de signification autre. Des enregistrements identiques présents dans d'autres fichiers peuvent recevoir une autre réference. A l'inverse les données introduites par tous les autres tags restent identiques.
Les familles et les personnes
La filiation est enregistrée par deux liaisons. Pour une
personne FAMC indique la référence de la famille génitrice et pour une
famille CHIL indique une enfant. C'est redondant, un seul lien serait suffisant
et cela constitue un risque d'erreur. Il faudrait vérifier la concordance avant
importation et sur ce point les éditeurs ne sont pas bavards.
La même situation existe pour la composition des familles. L'enregistrement
d'une famille contient la référence de l'époux par HUSB et la référence de
l'épouse par WIFE, alors que dans l'enregistrement des personnes l'appartenance
à une famille est enregistrée dans FAMS par l'indication de la famille.
En pratique ces quatre tags sont indispensables car les logiciels n'utilisant pas tous les mêmes. J'ai constaté la particularité en important des fichiers ne comprenant qu'une forme d'écriture de la filiation et observé des blocages. Les spécifications gedcom ne sont pas claires sur ce point. De plus le contenu du mot famille n'est pas strict et inclut la notion de couple comme résultat d'un mariage. Dans certaines circonstances le mot union est retenu, mais ce n'est pas mieux.
Les tests démontrent que les transferts sont corrects avec les quatre tags. Il serait hasardeux de ne pas tous les inclure bien que cela augmente la taille du fichier.
Identification des personnes
L'usage fait appel à un nom, beaucoup plus généalogique
qu'une référence. Ses composantes dépendent de l'époque et ne sont pas
toujours permanentes au long de la vie d'une personne. Plusieurs tags sont donc
nécessaires. Un seul est obligatoire NAME qui regroupe prénoms et nom, suivis
chacun de / par convention.
GIVN et SURN sont affectés respectivement à prénoms et nom. Dans l'esprit des
concepteurs de gedcom il s'agissait de garder trace des variantes, puis sont
venus s'ajouter particule, préfixe, suffixe et surnom pour faciliter les
traitements informatiques.
Dans le tableau on constate que NAME est compris par tous mais
que les autres composantes ne sont pas toutes transférées. Soit les logiciels
ne les prennent pas en charge, soit le codage des tags n'est pas conforme à la
règle. L'utilisateur devra opérer les ajustements pour un échange
satisfaisant. Rapporter le détail des modifications excèderait le propos de
cette page, car les combinaisons entre versions sont nombreuses et ce type
d'ajustement n'est pas complexe dans un éditeur de texte.
Quand dans le tableau les lignes nom et prénoms sont renseignées en fait les
éléments sont exactement la décomposition de NAME, ce qui n'a aucun
intérêt. Le bon choix consiste à prévoir seulement NAME ce qui allège le
fichier, sans perte de données.
La théorie autorise l'appel à plusieurs structure de noms. Le test en contient deux pour Marie Delcros devenue Marie Ducros. Aucun des sept logiciels n'interprète correctement le fait. Cette personne devient soit Ducros soit Delcros. Pour l'immédiat nous sommes réduits à enregistrer une seule structure de noms en espérant une évolution. Il existe parfois un mécanisme de rattachement des noms prisonnier du logiciel.
Les événements
Les trois événements fondamentaux naissance, mariage et décès sont correctement lus et transférés par tous. Les autres événements sont diversement traités et il est impossible de définir une procédure de portée générale. Le comparatif est présenté dans la page détails événement.
Pour chaque événement sont prévus une date, un lieu, une note et des sources:
date en format exact, incomplet, approximatif et fourchette
lieu avec un seul nom car la convention hierarchique entre virgules est largement analysée dans les documentations et par les listes d'utilisateurs
une seule note est envisagée pour les informations exceptionnelles qui ne peuvent trouver place dans d'autres rubriques en considérant la possibilité illimitée de creation d'événements particuliers laissée à l'initiative du rédacteur de la base de données
quelques événements reçoivent plusieurs sources
Les sources et les archives
Le fichier d'évaluation contient des sources dans différentes situations, document global pour personnes et familles ou document affecté à chaque événement. Il est aussi possible de vérifier l'affectation de plusieurs sources à un même cas, ainsi que la citation d'une source pour plusieurs événements.
Dans ce test il n'est pas envisagé les combinaisons complexes et autorisées en associant des sources aux autres structures comme nom, relation et note. Actuellement aucun logiciel n'est doté de cette capacité. Cela est mis en évidence par le test global abordé dans ce site qui pourra détecter une éventuelle parution dans les prochaines versions des logiciels.
Les notes
Des notes sont attribuées selon un plan propre à chaque logiciel. Les raisons de ces choix ne sont pas explicitées, probablement aucune n'est dominante d'ou la grande diversité.
Généralement il sera possible de les répartir selon ses necessités. Ce travail dans un éditeur sans être très complexe demandera beaucoup de rigueur et d'attention.
Les relations
Rares sont les logiciels qui enregistrent ce type de liens entre
personnes. Aucun ne réalise un codage correct de ces liens.
Trois logiciels se préoccupent du cas particulier des témoins de manière non
conforme à la règle. Cependant cela présente un intérêt et fera l'objet
prochainement d'une page détaillée.
Les médias
Ces documents ne sont pas de réels éléments généalogiques,
ce sont les données qu'ils contiennent qui ont leur place dans une base de
données. Cependant la tendance conduit à incorporer leur gestion.
Il est confortable d'appeler depuis le logiciel le microfilm d'une source ou la
photo qui illustre, mieux qu'un texte, un événement. Pour l'avenir cette
documentation s'étendra à des bandes son et des vidéos.
L'incorporation de ces documents est imaginée dans la spécification gedcom moyennant un cryptage pour des raisons purement informatiques, hors du cadre de ce compte rendu. Toutefois aucun éditeur n'a tenté cette façon de faire.
Les solutions proposées gèrent la présence de ces médias par l'indication des titres, noms de fichier, format et position dans le disque de la machine avec un visionneur pour consultation. La diversité des méthodes est très large, elle oblige à conclure que l'échange n'est pas encore possible.
A mon sens le traitement des médias appartient plus à la publication qu'à la généalogie. Un transfert de qualité doit donner les éléments d'interface sans définir les moyens.
Les tests mettent en évidence l'absence de convergence. Il nous reste l'espoir que les éditeurs consacrent leurs efforts à ce type de questions.
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© 2000/2003 - Sylvain Peyrichou |
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mise à jour le 20/02/06 |